Affiche "Habiter les interstices. Beyrouth, les artistes et la ville"
©Adam Houibi
Exposition
Gratuit
Sérigraphie
Lithographie
Installation
Photographie
Vidéo

"Habiter les interstices. Beyrouth, les artistes et la ville" Exposition collective

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Date et heure du vernissage
Mardi 18 janvier, 2022, 15:00

Galerie Michel Journiac
47 rue des Bergers
75015 Paris
France

en partenariat avec ARTER

Avec Ali Cherri, Sirine Fattouh, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, Mireille Kassar, Marwan Moujaes, Thomas van Reghem, Paola Yacoub, Maha Yammine

extrait du communiqué de presse :

"Si le désespoir est bien la mort de tous les possibles (Kierkegaard, Traité du désespoir), depuis la catastrophe du 4 août 2020, Beyrouth vit dans un état de profond désespoir. Lieu d’un impensable, toute rationalité échouant à trouver des raisons, cet état est pourtant ce qu’on ne peut renoncer à penser.

On vit dans une époque où l’idée d’un impensable est devenue familière. Elle servait à l'origine à décrire ce qui ne nous était pas accessible : Dieu ou la mort. Aujourd'hui, l'impensable est lié à notre histoire. Lorsque l’expérience manque pour nommer les choses, il en reste au moins une : celle du désarroi et de l’ultime impuissance, dans une histoire qui est désormais celle des hommes.

Comment penser alors et que dire d’une réalité comme celle de Beyrouth aujourd’hui quand les mots mêmes s’en échappent et s’épuisent. Quel récit construire ? Quelle histoire raconter ? Entre la fin de ce qui fut, et la fin des possibles, le présent, cet entre-deux, ne s’y laisse envisager que sur le même mode de l’impossible représentation.

Mais en même temps, entre ce qui continue d’exister et ce qui n’est pas encore, la ville est un condensé de gestes qui permettent le quotidien, de rituels que nous ne comprenons plus, et qui permettent pourtant de repenser le temps. Dans cet espace interstitiel dans lequel il faudrait imaginer qu’elle pourrait se réinventer, la ville offre des balbutiements de vie."

Nayla Tamraz, Françoise Docquiert, Commissaires