Exposition
Gratuit
Dessin
Peinture

Jeter l'encre Isabelle Hupfer

-
Vernissage
Jeudi 9 septembre, 2021, 17:00

Galerie Depardieu
6 rue du docteur Jacques Guidoni
06000 Nice
France

Comment s'y rendre ?

Isabelle Hupfer – Jeter l'encre

Vernissage le jeudi 9 septembre de 16h à 21h

Exposition au sous-sol jusqu'au 30 octobre 2021

Entrée libre

Quand on arrive en ville…

De son enfance québécoise Isabelle Hupfer a conservé le goût du large, le besoin des grands espaces et de l’air pur, une attirance vers l’extérieur qui accompagne ses différentes phases de création. Ses fragilités, d’abord cultivées par la danseuse et la juriste, finiront par nourrir l’artiste, du dessin judiciaire à la bande dessinée, au fil d’un parcours accidenté, de friches en galeries, de rencontres en rebonds.

Reflet de six ans de relatif isolement dans une proximité fusionnelle avec la nature, cette sélection résonne comme une restitution de notes intimes en sortie d’un long confinement. Comme il se doit, les oiseaux, la montagne, les femmes et parfois les enfants – notamment « celui en colère qui casse ses jouets », précise-t-elle – se retrouvent au cœur de cette série. Les vingt-deux dessins présentés relèvent d’un choix minutieux de médium, de format et de support. Sur un papier très fin – « un peu buvard, un peu Japon » – l’encre de Chine parfois mélangée à de la colle impose sa couleur et sa texture dans une unité de forme ouvrant sur la diversité des sujets et des émotions.

À condition que l’observateur accepte de faire le premier pas en offrant un regard pur, sans porter de jugement de valeur, tout un peuple muet et secret se révèle alors dans le mystère de sa vie, avec son vacarme, son mouvement, ses gestes et ses paysages. Une petite société mémorielle active et contemplative, dont ni la chaleur ni même l’éventuelle bienveillance collective ne seront toutefois en mesure de surmonter le vertige de l’identité individuelle qui explose ici comme chez James Agee : « …but will not, no, will not, not now, not ever; but will not ever tell me who I am. »

[...]

Frédérik Brandi