stéphanie Roland, phantom island 2018
Exposition
Gratuit
Installation
Peinture
Photographie
Sculpture
Vidéo

Paréidolies, en quête de forme Hedwig BROUCKAERT - Ronald DAGONNIER - Antoine DE WINTER – Nicolas GOURAULT et Antoine CHAPON - Eva L'HOEST - Gérard MEURANT - Yannick PIRSON - Stéphanie ROLAND - Cléo TOTTI - Bernard TULLEN - Nathalie VANHEULE

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Date et heure du vernissage
Vendredi 25 mars, 2022, 18:30

CWAC la Chataigneraie
19, Chausée de Ramioul
4400 Flémalle
Belgique

Autour de la notion de paréidolie, tendance instinctive de notre cerveau à trouver dans l’abstrait des formes qui font sens, La Châtaigneraie présente les œuvres de onze artistes belges et français. Une occasion, par le biais de ce prisme, d’aborder des thématiques diverses, tantôt écologiques, tantôt esthétiques ou encore philosophiques.

Quand les images nous jouent des tours…

 

Les projets proposés questionnent les images, les faux-semblants, les croyances ou encore les a priori. Cet angle d’approche permet de poser une réflexion autour de l’art abstrait aujourd’hui mais invite également le spectateur à se plonger dans des univers chimériques et oniriques qui invitent au lâcher prise et à l’introspection.  

En ces temps mouvementés, alors que l’avenir des générations à venir est compromis par les conflits, les catastrophes naturelles ou encore la menace d’un réchauffement climatique irrémédiablement en route, l’importance d’une parenthèse poétique mais néanmoins réflexive nous est apparue comme une évidence.

 

A travers sa série Peel America, Hedwig BROUCKAERT (1973) revisite les images de papier glacé des magazines. Couche après couche, les visages des modèles se superposent sur fond de céramique et puis s’étiolent à mesure que l’artiste y sculpte au scalpel une nouvelle iconographie.

 

Ronald DAGONNIER (1967) invite les visiteurs à prendre place dans sa navette spatiale. Une odyssée à partager avec l’artiste dans un monde empli de faux-semblants et de trahisons.

 

Antoine DE WINTER (1985) présente Relique, sa nouvelle installation photographique créée autour du glacier du Rhône en Suisse. Ce travail propose une esthétique des bouleversements radicaux que les deux derniers siècles ont opérés sur nos territoires.

Dans Faces in the Mist, Nicolas GOURAULT (1991) et Antoine CHAPON ont détourné un programme de reconnaissance faciale afin de rechercher dans une multitude de cieux nuageux, des visages de personnages historiques ayant participé à la détérioration du climat depuis de nombreuses années.

 

Avec la vidéo Paréidolia, Eva L'HOEST (1991) présente sous un angle bien particulier un ensemble d’îlots de rochers anthropomorphiques proches du site archéologique méditerranéen de la « Domus Jana ».

 

Gérard MEURANT (1983) propose une nouvelle sculpture intitulée POTENTIA_GATE_UNFINISHED_FRAME_GM. Autour du concept du cadre, l’artiste offre au visiteur la possibilité de réfléchir sur la notion de multivers. Ce portail, à la fois forme familière et énigmatique, permet également de remettre en question notre monde empreint de technologie.

 

C’est grâce à une vidéo interactive mêlant images et sons que Yannick PIRSON (1983) emmènera le visiteur dans son univers où les couleurs et les formes produites donnent naissance à des peintures digitales. Les mondes ainsi créés nous font voyager dans des décors oniriques et poétiques où l’imagination est reine.

 

Stéphanie ROLAND (1984) présente ses Phantom Islands, sortes de chimères qui apparaissent sur les cartes avant d’être démenties. Le mouvement que l’artiste insuffle à ces îles les transforme presque en organismes vivants. Cette vidéo évoque une perception de la réalité biaisée par le monde numérique dans lequel nous évoluons.

 

Cléo TOTTI (1989) propose une installation hybride aux matériaux et supports divers. Elle y assemble certaines de ses préoccupations principales telles que le corps humain, les genres, les cultures, la nature, la notion de présence ou d’absence… sans oublier la dimension sociale, fondamentale dans son travail. 

 

C’est la série Lines de Bernard TULLEN (1960) qui prend place dans cette exposition. Il s’agit d’images qui oscillent entre figuration et abstraction. De près, le visiteur ne peut voir qu’une suite de lignes d’épaisseurs et de formes différentes, et ce n’est qu’en s’éloignant de l’œuvre que celle-ci se révèle.

 

Nathalie VANHEULE (1980) présente une nouvelle série de toiles sombres et de grands formats où elle dévoile ses sentiments et sa spiritualité à travers l’abstraction. Avec, notamment, La tache entre nous, elle nous évoque le désespoir qui peut tous nous envahir quelque fois.