Courtesy Galerie Mitterrand - © Grégory Copitet
Exposition
Gratuit
Sérigraphie
Design
Lithographie
Mobilier
Dessin
Performance
Relief
Sculpture

Rendez-vous Marie Hazard

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Galerie Mitterrand
79 rue du temple
75003 Paris
France

Depuis des temps immémoriaux, le tissage est un lieu d'échange—à l'image des fils entrecroisés—reprenant les mêmes outils, pratiques et gestes, ouvrant la porte à de nouvelles formes de socialisation. Au moment où la pandémie commence à se dissiper, Marie Hazard nous donne rendez-vous à la Galerie Mitterrand. C’est une invitation à la rencontre, celle des personnes, des fils, des couleurs, des formes, des matières. Dans cette perspective, l'artiste a voulu que le carton d’invitation soit à la fois une convocation et le moyen pour chacun de s’exprimer sur la notion de rencontre et de partage. Le visiteur est en effet invité à compléter le carton en répondant librement à la question : « Qu’est-ce que représente pour vous le rendez-vous ? », puis à le déposer dans une urne placée à l’entrée de la galerie. Afin d’inviter le public à découvrir sa méthode de travail, Marie Hazard a installé son métier à tisser dans la galerie ce qui lui permets aussi de réaliser des tissages monochromes blancs (à l’image des pages vierges d’un livre) sur lesquels seront imprimés le contenu des invitations à la fin de l’exposition.

À la fois simple et compliqué, le tissage exige un travail manuel intense, alors qu'un résultat similaire pourrait être obtenu avec une machine. Il y a dans l'idée du métier à tisser une attitude irrationnelle, anticapitaliste, ou du moins à rebours de la notion de productivité. De ce point de vue, le tissage manuel agit comme un constat d'échec du progrès technique. Le tissage artisanal est un acte simple qui transforme notre imaginaire en inscrivant nos gestes dans l'espace et le temps. Mais il exprime aussi le souffle novateur de l’artiste qui le détourne en imprimant des mots et fragments de phrases sur la trame tissée.

Le fragment est le fil conducteur de cette exposition. Comme le dit Marie : « Ce que j’aime c’est qu’il n’y pas de durée, c’est à dire qu’on peut éprouver un fragment pendant une certaine période de temps."

Visite de l'exposition en photo