QR Code Exposition

Safe Immunity

group Show

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En observant les machines nous pouvons étudier l'avenir social. Cette sélection d'artistes est une réflexion sur les possibilités de l'Homme en tant qu'espèce, sur son interaction avec les éléments qui l'entourent et sur les alternatives qu'il peut créer. Cette exposition vise donc à réfléchir sur ce que nous  appelons matériel et immatériel, mais aussi sur notre perception du temps, qu'il soit lointain ou immédiat. 

Pour esquisser cette réflexion avec vous, nous avons invité 12 artistes, comme autant de propositions.

SYSTAIME, prince des réseaux, est un artiste français qui depuis longtemps a conquis les espaces numériques. Silvere Jarrosson, issu de l'univers de la danse, est aussi diplômé en sciences. Ma rencontre avec son travail est à l'origine du projet SAFE IMMUNITY. Il déploie ici 6 oeuvres où s'exprime une conscience forte de la biologie Yoshimar Tello aborde la notion du temps sous un angle peu exploré jusqu'à aujourd'hui puisqu'il l'envisage du point de vue d'une minorité. Il rend ainsi visibles les bases stratégiques des entreprises : elles font du temps notre véritable monnaie. Klaus Fruchtnis et Cynthia Lawson Jaramillo mènent une investigation mentale autour d'un rapprochement entre image et mot. Chaque rapprochement entre deux photopgraphies forme un paysage à la fois antagoniste et lié.

Edouard Sufrin nous présente une pièce interactive et lie les réflexions des philosophes au temps présent. Rémi Tamburini est un jeune chercheur de formes. Il présente un prototype dont l'esthétique particulière. Manuel Minch, jeune artiste de la scène numérique européenne, nous montre que l'immatériel n'est que mental et que l'on peut tout aussi bien le présenter en images numériques ou en matériaux usés par le temps. Soliman Lopez ouvre les visiteurs sur la poésie des cieux grâce à une sculpture en constante évolution et en dialogue permanent avec la technologie. Pedro Morales nous montre un travail où ses assistants sont des robots. Tomek Jarolim participe à ce projet en proposant l'application LUX : une œuvre gratuite qui transforme votre téléphone en une œuvre d'art lumineuse. Enfin, Miyo Van Stenis, artiste et technologue, nous a laissé une proposition totalement anti-virus.

De fait, il existe de nombreux accords entre l'homme et machine : nous signons toujours des contrats avec des robots qui travaillent pour des sociétés de communication numérique, nous acceptons des "termes et conditions" pour tout ce qui nous est présenté. Les logiciels et les règles du monde numérique peuvent être transgressés, il suffit d'avoir la maîtrise de ses règles.


Nous ne voulons pas ajouter beaucoup de mots au beau ni le beau aux mots. Cette proposition spéciale pour OneArtyMinute.com est une petite fenêtre sur la création purement numérique non pas comme un mouvement artistique mais comme une recherche et une partie de l'exploration des pratiques artistiques d'aujourd'hui


Mots clef : post digital, 3D, interactivité, possibilités, innovation, art, control, motivation, couleur, pensé
 

Carlos SANCHEZ-BAUTISTA



 
Systaime
C'est avec systaime que nous ouvrons cette exposition, où vous trouverez des œuvres d'art de toutes sortes, parcourant l'univers de la peinture, celui du numérique ou des impressions 3D, dévoilant un filtre instagram ou des créations inédites animées par des idées d'innovation. Nous ouvrons pour commencer avec un prince du web : SYSTAIME. Son épicentre est illimité, immatériel et en mouvement constant, mettant en scène son et images dans un rapport émotionnel.

Son nom d'artiste Systaime, choisi à la fin des années 1990 alors qu'il était encore peintre figuratif, est la contraction des mots Système et Amour. Elle symbolise pour l'artiste l'amour et la compréhension qu'il faut avoir pour un système informatique ou politique afin de le contourner, le détourner ou le subvertir.

Ancien étudiant en école d'art, artiste français pluridisciplinaire et commissaire d'exposition, activiste du net.art et Video Jockey, il expérimente plusieurs supports : peinture, GIFs, remixes, Mash Up, blogs, livres, CDs, photos, performances audio/vidéo, clips, chroniques TV. Il est plus particulièrement connu comme artiste du multimédia et des réseaux. Systaime définit son style comme « French Trash Touch », un nom de son invention, dérivé de celui du mouvement musical French Touch.

Son média de prédilection est internet sur lequel il diffuse ses créations depuis 1999, date d'achat de son premier ordinateur, mais il souhaite « sortir le Web du Web », n'hésitant pas, pour cela,à faire  circuler des VHS en 2003 pour aller à la rencontre de ceux qui n'ont pas accès à internet. Michaël Borras, allias Systaime, estime que les débats entre la grande Culture et la sous-culture n'ont pas lieu d'être, qu'il n'y a pas de différence entre un peintre qui va passer des heures sur une toile et un artiste qui va passer des heures également sur la création d’un GIF.

Hôme ( Extract )

Silvère Jarrosson
Le jeune artiste Silvère Jarrosson s'est déjà fait connaître par une démarche artistique dans laquelle l’exploration de la science participe à son inspiration : « Ma façon de peindre, les essais que je mène, les analyses et les déductions que je tire de mes échecs, sont proches des méthodes d'analyse et de déduction utilisées dans la recherche scientifique. » 

Il a mené un master de biologie à l'Université Paris 6 Pierre et Marie Curie de 2012 à 2016, spécialisé en génétique développementale et morphogenèse (l’apparition des formes dans la nature). C’est à cette même période que son travail artistique a commencé. "Un tableau est un bain amniotique en deux dimensions, c’est-à-dire un milieu aqueux dans lequel toutes les formes peuvent potentiellement naître. Cette restriction à deux dimensions ne créé par seulement une contrainte, elle créé aussi une nécessité (car de la contrainte nait la nécessité). Quelque chose doit naître. La peinture telle que je la pratique est donc une forme de maïeutique ou de révélation forcée. Il s’agit d’un art d’accoucher. Ce qui, dans le grand bain prénatale, n’était qu’optionnel (la vie aurait pu ne pas apparaître sur Terre), je le rends nécessaire. Je fais violence à tout ce qui ne demandait pas à naître. C’est ici que la science a sa place dans mon art. J’ai étudié la biologie, une science qui cherche à comprendre la vie et son apparition. J’ai cherché à comprendre les phénomènes d’apparition de la vie, et de ses formes. Je peux désormais les reproduire, plus ou moins fidèlement, dans ma peinture.
En tant que peintre, je travaille à forcer l’apparition de phénomènes, à rendre certaines réactions systématiques, pour faire de l’émergence de la vie un processus maîtrisé. Par exemple, Alan Turing a mis au point dans les années 50 un modèle appelé de réaction - diffusion, qui permet d’expliquer comment se créé la plupart des motifs naturels (ceux du pelage, des plumes et des écailles notamment). Ce modèle, toujours valable de nos jours, n’a jamais été parfaitement reproduit artistiquement.

La diffusion des pigments sur une feuille, leur réaction entre eux, ne permettent pas d’obtenir exactement ce que la nature parvient à faire. Cependant, je parviens parfois à m’approcher de certains résultats de ce modèle, raison pour laquelle certaines de mes œuvres évoquent parfois le monde vivant. L’intérêt d’une telle recherche n’est pas de parvenir à refaire ce que la nature fait déjà, mais plutôt à m’en approcher un peu, pas trop, tout en en saisissant la logique, pour l’utiliser à des fins créatives : sentir la vie qui est sur le point d’émerger, comprendre tout l’aléa qui va avec, les tâtonnements aveugles, le brouillard de la naissance. La vie apparait comme apparait une œuvre d’art. Personne ne l’attendait, personne n’en avait besoin, elle n’a aucune raison d’être là, et pourtant elle est là, elle s’impose, fait sa place. Elle devient présence."
© Silvère Jarrosson
acrylique sur toile de lin et polyester, 130 x 97 cm, février 2020.
Figure - 16
Silvère Jarrosson
2020
Une pression, un centre, un passage, un esprit, un style, des coups d'ailes de papillon, atterrissant dans la brume, «Figure 16» de l'artiste Silvere Jarrosson nous emmène en balade dans des univers, parfois terrestres, cette peinture conçue pour alterner levant les yeux.
Peinture
1k€
5k€
50k€
250k€
1m€
1 000 à 5 000 €
 Demande d'information
© Silvère Jarrosson
acrylique sur toile de lin et polyester, 146 x 115 cm, mars 2020.
Figure - 17
Silvère Jarrosson
2020
Tombé? Si nous sommes sur terre, dit l'artiste, dans la cible le soleil est attendu "la figure 17" ne pourrait pas être exprimée, mais comment l'éviter dans l'évidence?
Peinture
1k€
5k€
50k€
250k€
1m€
1 000 à 5 000 €
 Demande d'information
© Silvère Jarrosson
acrylique sur toile de lin et polyester, 130 x 97 cm, février 2020.
Figure - 18
Silvère Jarrosson
2020
J'ai entendu dire que quand on est perdu le mieux à faire c'est de rester où on est et d'attendre qu'on vienne vous chercher, mais personne ne pensera à venir me chercher ici." Lewis Carroll Alice au pays des merveilles
Peinture
1k€
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50k€
250k€
1m€
1 000 à 5 000 €
 Demande d'information
© Silvère Jarrosson
acrylique sur toile de lin et polyester, 116 x 89 cm, février 2020.
Hommage à Bernard Frize - 3
Silvère Jarrosson
2020
Bernard Frize est une des figures majeures de la peinture des quarante dernières années, son œuvre ayant largement contribué au renouvellement du langage de l’abstraction picturale.
Peinture
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5k€
50k€
250k€
1m€
1 000 à 5 000 €
 Demande d'information
© Silvère Jarrosson
acrylique sur toile de lin, 73 x 60 cm, mars 2020.
Hommage à Bernard Frize - 5
Silvère Jarrosson
2020
Bernard Frize est une des figures majeures de la peinture des quarante dernières années. Son œuvre a largement contribué au renouvellement du langage de l’abstraction picturale.
Peinture
1k€
5k€
50k€
250k€
1m€
1 000 à 5 000 €
 Demande d'information
© Silvère Jarrosson
acrylique sur toile de lin, 70 x 50 cm, mars 2020.
Hommage à Philippe Cognée - 2
Silvère Jarrosson
2020
Philippe Cognée est l'un des artistes de sa génération reconnu pour avoir donné une impulsion nouvelle à la peinture, média alors très décrié dans le milieu institutionnel français durant les années 1990
Peinture
1k€
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50k€
250k€
1m€
1 000 à 5 000 €
 Demande d'information

- Décris nous ton parcours scientifique, en lien avec ton travail artistique sur le mouvement. La Terre bouge, les atomes et les molécules bougent ... 
J’ai fait un master de biologie à l’Université Paris 6 Pierre et Marie Curie de 2012 à 2016, à la même période où je me suis mis à peindre. Dans mon esprit, ces deux parcours était liés. Je m’étais orienté vers la biologie génétique et environnementale et plus particulièrement, à la fin de mes études, sur le phénomène de la morphogénèse. Comment les formes apparaissent-elles, comment sont-elles générées, et quels sont les processus à l’œuvre dans leur apparition ? Cette question, je me la posais autant scientifiquement qu’artistiquement. 


Dans le cadre de mon master, j’ai participé à des travaux de recherche dans les laboratoires du Muséum national d’histoire naturelle de Paris (qui doivent faire l’objet d’une publication dans la revue scientifique américaine Frontières in Ecology prochainement). Mon sujet portait sur les formes, les couleurs et les motifs à la surface des ailes d’une famille de papillons tropicaux. Pourquoi telle forme à tel endroit ? Comment est-elle apparue ? Et dans ce tableau, comment la forme est-elle apparue ? « La construction d’une structure biologique n’est pas une création, c’est une révélation » disait Jacques Monod. Je me suis mis à m’inspirer de ce processus de révélation de la matière, en peinture. Pour cela, j’ai mis la peinture en mouvement, je l’ai fluidifié, mélangé, étalé, afin d’en révéler le comportement, proche de celui des tissus organiques. 


Pour rendre visibles ces mouvements abstraits une fois la peinture figée, j’ai choisi d’emprunter aux sciences du vivant la méthode des planches développementales : dans les cabinets de curiosité, on représente la croissance d’un organisme, ou son évolution dans le temps en le dessinant à différents stades de cette évolution. Les dessins de Ernst Haeckel sont les exemples bien connus de cette façon d’illustrer le développement des structures. Je l’utilise pour représenter l’étalement et les torsions d’un organisme abstrait : ma peinture. 

 

- Comment appliques-tu tes connaissances scientifiques à ton travail d’artiste ? 
Un tableau est un bain amniotique en deux dimensions, c’est-à-dire un milieu aqueux dans lequel toutes les formes peuvent potentiellement naître. Cette restriction à deux dimensions ne créé par seulement une contrainte, elle créé aussi une nécessité (car de la contrainte nait la nécessité). Quelque chose doit naître. La peinture telle que je la pratique est donc une forme de maïeutique ou de révélation forcée. Il s’agit d’un art d’accoucher. Ce qui, dans le grand bain pré- natale, n’était qu’optionnel (la vie aurait pu ne pas apparaître sur Terre), je le rends nécessaire. Je fais violence à tout ce qui ne demandait pas à naître. 


C’est ici que la science a sa place dans mon art. J’ai étudié la biologie, une science qui cherche à comprendre la vie et son apparition. J’ai cherché à comprendre les phénomènes d’apparition de la vie, et de ses formes. Je peux désormais les reproduire, plus ou moins fidèlement, dans ma peinture. En tant que peintre, je travaille à forcer l’apparition de phénomènes, à rendre certaines réactions systématiques, pour faire de l’émergence de la vie un processus maîtrisé. 


Par exemple, Alan Turing a mis au point dans les années 50 un modèle appelé de réaction - diffusion, qui permet d’expliquer comment se créé la plupart des motifs naturels (ceux du pelage, des plumes et des écailles notamment). Ce modèle, toujours valable de nos jours, n’a jamais été parfaitement reproduit artistiquement. La diffusion des pigments sur une feuille, leur réaction entre eux, ne permettent pas d’obtenir exactement ce que la nature parvient à faire. Cependant, je parviens parfois à m’approcher de certains résultats de ce modèle, raison pour laquelle certaines de mes œuvres évoquent parfois le monde vivant. 


L’intérêt d’une telle recherche n’est pas de parvenir à refaire ce que la nature fait déjà, mais plutôt à m’en approcher un peu, pas trop, tout en en saisissant la logique, pour l’utiliser à des fins créatives : sentir la vie qui est sur le point d’émerger, comprendre tout l’aléa qui va avec, les tâtonnements aveugles, le brouillard de la naissance. La vie apparait comme apparait une œuvre d’art. Personne ne l’attendait, personne n’en avait besoin, elle n’a aucune raison d’être là, et pourtant elle est là, elle s’impose, fait sa place. Elle devient présence. 


- Selon toi, allons-nous vivre une effondrement ou une crise dû à l’épidémie en cours ? Comment allons nous nous adapter en tant qu’espèce ? 
Ce que les virus ont de fascinant, c’est que personne ne sait exactement s’il s’agit d’êtres vivants ou non. Ils possèdent certaines caractéristiques du vivant (notamment leurs molécules d’ADN, ou d’ARN dans le cas des rétrovirus), mais il leur en manque d’autres, non moins essentielles : ils ne sont pas faits de cellules, sont incapables de se reproduire par eux-même, ne se nourrissent pas et sont totalement inertes tant qu’il n’ont pas trouvé d’hôte à infecter. 


Puisqu’il partagent le code génétique commun à tous les être vivants, les virus descendent forcément des premières cellules. Mais au lieu d’évoluer dans le sens où on l’entend, en se complexifiant, les virus ont évolué en se simplifiant. Ils ont perdu ce qui faisait d’eux des êtres vivants pour devenir de simples molécules vivant-compatibles. Les virus sont une sorte d’épuration morbide, une simplification à l’extrême qui finit par perdre sa substance, sa vie, à force d’élagage. Ils matérialisent, à une échelle moléculaire, une obsession macabre pour la pureté, un hygiénisme métabolique. 


En tant que peintre, j’ai tendance à considérer que la fécondité est dans le mélange, que le contact et l’entrelacement est à la source de toute chose. La pureté, au contraire, est un refus d’entrer en contact avec le monde, qui n’engendrera que mort et destruction (pensons aux épurations ethniques ou politiques, la pureté poussée à son extrême n’engendre que la mort). 


Je ne crois pas aux théories des collapsologues, notre monde ne va pas s’effondrer. En revanche, je pense que ce virus menace notre capacité à nous mélanger, à nous fondre, et donc potentiellement notre capacité à créer. Déjà on se retrouve isolé chez soi, déjà les visages se barricadent derrière des masques, déjà les contacts physiques sont devenus rares. 


Faute de pouvoir nous mélanger physiquement pour l’instant, veillons à nous mélanger intellectuellement. À nous inter- connecter, à créer. Si le virus évolue vers un niveau de vie inférieure et une demie-vie, dirigeons nous vers un niveau de vie supérieur, par l’art. Connectons les œuvres entre elles, organisons leur diffusion, leurs croisements, pour que chaque œuvre en engendre une autre. C’est le moment de construire une supra-peinture, comme un supra-organisme, une plante géante qui ne s’arrête plus de germer, comme un rhizome. 

 

Silvère Jarrosson 

Yoshimar Tello
Par son action, « Alquitrán » représente les pratiques de travail des compagnies de tabac qui effectuent leur travail dans l'État de Nayarit (Mexique).
Les éléments qui composent « Alquitran » sont présentés comme une installation, résultant d'une action qui a consisté à embaucher huit artisans wixárica de l'État de Nayarit, qui accèdent à la commission pour un salaire déterminé par l'employeur, chacun réalisant une conception sur une certaine lettre en bois tridimensionnelle, l'imprégnant de cire d'abeille et en y plaçant des bassins en plastique. Lors de la fabrication de la pièce, les paramètres requis étaient qu'ils contenaient certains éléments symboliques de leur culture et que la technique utilisée était la perle. 

L'action se termine 15 jours après la commande avec la livraison du produit, le paiement de la pièce et la signature reçue par les deux parties. Des contrats de travail à contrat sont utilisés, dans lesquels le but et les répercussions de la mission ne sont pas spécifiés, recherchant ainsi une analogie avec le travail des journaliers de wixárica dans l'industrie du tabac, qui ont été affectés par de mauvaises pratiques dans le l'utilisation des produits agrochimiques, qui accèdent au travail sans connaître les répercussions que cela aura sur eux et leurs familles, travail qui sera finalement impersonnel et ne représentera pas une croissance de leur statut économique, mais qui contribuera au développement et au positionnement des sociétés transnationales.
© Yoshimar Tello
Dimensions à vue, 180 x 145 x 80 cm, 2016
Alquitran
Yoshimar Tello
2016
La dimension de chaque pièce est variable. M : 22 x 40 cm ; A : 16 x 26 cm ; R et S : 26,5 x 16 cm ; L : 40 x 10 cm ; B : 39,5 x 20 cm ; O et S : 26,5 x 16,5 cm.
Sculpture
1k€
5k€
50k€
250k€
1m€
1 000 à 5 000 €
 Demande d'information
YOSHIMAR TELLO DELGADO Xalisco (Nayarit, México) 4 juillet 1989 Diplômé en Arts Plastiques du Centre Universitaire d'Art, d'Architecture et de Design de l'Université de Gualadajara (Jalisco, Mexique) et formé en Audiovisuel par le Département Image et Son de la même Université.

Entre 2010 et 2013, il vit et collabore à Teopantli Kalpulli, une communauté durable du sud de Jalisco (Mexique) dédiée à la préservation de la culture et des traditions indigènes du Mexique, c'est à Kalpulli qu'il suit la discipline des wixarrikas, un groupe ethnique indigène dont les connaissances intègre et change totalement leur perception de l'art par rapport à la vie. En 2014, il a effectué un échange académique avec l'Université de Vigo à la Faculté des Beaux-Arts de Pontevedra (Galice, Espagne), où son travail se concentre sur les nouvelles formes de représentation et les langues. Cette même année, il remporte son premier prix et sa première bourse de création artistique.

À 30 ans, Tello a 12 prix, 4 bourses de soutien artistique et de multiples expositions individuelles et collectives. Parmi ceux-ci, sa participation au Concours de peinture BMW 2018 (Madrid, Espagne) et l'obtention du prix de la meilleure installation au Concours d'art éphémère Desadarve 2019 de Tudela (Navarre, Espagne).

Parmi ses activités récentes, on peut citer: le projet Anahata dont il est co-fondateur, une initiative de bien-être pour les établissements d'enseignement, les universités et les entreprises qui combinent le yoga, l'art et la nature. Il a actuellement un atelier à Almansa (Albacete, Espagne), où il développe son travail, en plus de collaborer à l'organisation d'expositions pour la Maison de la culture de la ville.
Klaus Fruchtnis & Cynthia Lawson Jaramillo
Itinerant Cross Urban
Les deux protagonistes de notre histoire sont Klaus Fruchtnis, colombien, artiste, voyageur, expansif et responsable et Cynthia Lawson Jaramillo, également colombienne, artiste, voyageuse, éducatrice et responsable.

Le script consiste en l'application d'une méthodologie pour développer des contenus et d'un système de conceptualisation défendu par une continuité dans la communication entre les personnages.

Dans cette histoire, les rôles secondaires sont incarnés par les regardeurs, c'est-à-dire nous-même, professionnels voyageant en tant que conservateurs, critiques, producteurs culturels et un Web 2.0 qui nous permet d'ignorer les distances géographiques qui nous séparent.

L'histoire commence en 2008 avec le développement d'une méthodologie de travail, simple de par son cadrage mais infinie dans ses possibilités, qui a un large parcours comme point de départ, international et inclusif car le travail collaboratif en immersion dans un monde individualiste est en soi, un gagnant-gagnant.

Il consiste en l'interprétation visuelle d'un mot inhabituel choisi au hasard sur www.merriam-webster.com à travers deux réponses photographiques. Un jeu visuel dans lequel les caractéristiques individuelles creusent leurs propres sillons tandis que le principe collaboratif enrichit le résultat en ce qu'il ne représente pas la fin mais le moyen par lequel le but est atteint. Une œuvre qui demande continuité et qui intègre harmonieusement les intérêts particuliers de deux artistes attachés à leur pratique.

Les décors en constante évolution en fonction de la mobilité des auteurs, enrichissent la proposition effectuée en renouvelant continuellement la rhétorique de chaque diptyque et en établissant de nouveaux paradigmes, rendus visibles par la capacité d'interprétation de chaque œuvre. En 2009 avec l'impression du premier livre, nous naviguons dans l'océan de la conceptualisation tout en nous tenant la main aux photographies, accompagnés de la certitude et de la sécurité d'un projet encadré de contemporanéité et de la solidité offerte par ces deux parcours artistiques sérieux, observateurs de l'urbanité.
© Klaus Fruchtnis & Cynthia Lawson Jaramillo
Photo Digitale Impression digital en archival photographic paper, édition à 3 + 2 P.A, 187 cm X 60 cm, 2008-2011.
Cross Urban
Klaus Fruchtnis & Cynthia Lawson Jaramillo
2011
Photographie
1k€
5k€
50k€
250k€
1m€
1 000 à 5 000 €
 Demande d'information
© Klaus Fruchtnis & Cynthia Lawson Jaramillo
Photo Digitale Impression digital en archival photographic paper, édition à 3 + 2 EA, 187 cm X 60 cm, 2008-2011.
Cross Urban
Klaus Fruchtnis & Cynthia Lawson Jaramillo
2011
Cette photographie existe en deux formats : 3 + 2 EA, 187 x 60 cm et 10 + 2 EA, 89 x 30 cm.
Photographie
1k€
5k€
50k€
250k€
1m€
1 000 à 5 000 €
 Demande d'information
© Klaus Fruchtnis & Cynthia Lawson Jaramillo
Photo Digitale Impression digital en archival photographic paper, édition à 3 + 2 EA, 187 cm X 60 cm, 2008-2011.
Cross Urban
Klaus Fruchtnis & Cynthia Lawson Jaramillo
2011
Cette photographie existe en deux formats : 3 + 2 EA, 187 x 60 cm et 10 + 2 EA, 89 x 30 cm.
Photographie
1k€
5k€
50k€
250k€
1m€
1 000 à 5 000 €
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Klaus Fruchtnis 
Chercheur et artiste transdisciplinaire franco-colombien, Klaus Fruchtnis est diplômé des Beaux-Arts de Paris en art numérique et de la Sorbonne où il a étudié le design technologique et les nouveaux médias. Il s’appuie sur les nouvelles technologies pour développer des projets aux dimensions sociales et politiques. Artiste de la relation à l’autre, il n’hésite pas à s’éloigner des lieux habituels de la culture et se confronte à tous les domaines artistiques : photographie, multimédia, dessin numérique, expérimentation médiatique, dans un désir de recherche toujours plus profonde de proximité avec le public. Klaus Fruchtnis engage le public dans chacune de ses pièces créant une relation, un événement participatif où le spectateur devient acteur.
Fruchtnis est également directeur adjoint du Paris College of Art en charge des départements de photographie et des arts numériques transdisciplinaires. Son travail a été exposé et publié internationalement.

Cynthia Lawson Jaramillo
Cynthia Lawson Jaramillo est une artiste numérique, éducatrice et technologue. Elle est directrice adjointe de l'éducation distribuée et mondiale et professeure agrégée de conception intégrée à la School of Design Strategies de The New School ,  cofondatrice et directrice de DEED: Development Through Empowerment, Entrepreneurship, and Design.  Avant d'occuper son poste actuel à The New School, elle a été directrice du curriculum de conception intégrée, présidente associée du département des études de base et directrice associée de la conception intégrée.

Elle a obtenu son baccalauréat ès sciences en génie électrique à l'Université de Los Andes en 1997. En 2001, elle a obtenu une maîtrise en études professionnelles en télécommunications interactives (ITP) à l'Université de New York.

Elle a une expérience académique à l'Université de Long Island, à Kanazawa International Design Institute, à Escuela de Diseno Alto de Chavon, à Columbia University et à New York University. En tant que consultante, elle a travaillé avec des organisations internationales telles que CARE et la Banque mondiale.
 
Edouard Sufrin
Le projet Phi propose de donner accès à des pensées. Délivrés par de petits boitiers, les messages de philosophes, penseurs et chercheurs tenteront de donner des pistes pour repenser la place de la philosophie dans le contexte actuel.
Initialement composée de 128 échantillons, la base de données de ce projet évolutif viendra progressivement s’enrichir d’extraits choisis pour entrer en résonance avec les étapes de « Comment bâtir un univers qui ne s’effondre pas deux jours plus tard »
© Edouard Sufrin
Cuivre, ABS, Dispositif électronique autonome, 12 x 8 x 5,5 cm, 2015-2016.
Phi
Edouard Sufrin
2016
Ft. Alain Badiou, Gaston Bachelard, Jean Baudrillard, Benjamin Bayart, Pierre Bourdieu, Guy Debord, Gilles Deleuze, Jacques Ellul, Michel Foucault, Vladimir Jankélévitch, Bruno Latour, Quentin Meillassoux, Jean-Paul Sartre, Michel Serres, Bernard Stiegler, [...]
Sculpture
1k€
5k€
50k€
250k€
1m€
1 000 à 5 000 €
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MVI 2286

Edouard Sufrin est né en 1983 à Paris. Il vit et travaille en Seine-Saint-Denis.

Ses travaux questionnent souvent la place des technologies dans notre quotidien, ainsi que la façon dont nos sensorialités, nos mécanismes cognitifs et nos systèmes symboliques s’en trouvent transformés. En donnant à ressentir, il cherche des pistes pour percevoir autrement un monde en perte de sens et le reconsidérer.

Il se consacre à la transmission et à l’échange de connaissances lors de conférences et d’ateliers de création en art et technologies dans des lieux tels que l’Institut des Sciences Politiques de Paris, la Maison Populaire de Montreuil, Mains d’Œuvres, la Miroiterie, lors des festivals Exit, Futur en Seine, Serendip, Vision’r ou le Dorkbot.

Rémi Tamburini
Cet engin est un assemblage de huit sièges imaginés comme un engin Extravéhiculaire.

Chaque siège est élaboré à partir d’un design stylisé de fauteuils à l’assise confortable.

Pour la réalisation de mes fauteuils je me suis intéressé au fauteuil inclinable réalisé par les américains Edward Knabusch et Edwin Shoemake en 1928. Je me suis arrêté sur une inclinaison qui me semblait idéal pour la relaxation. J’ai trouvé ce réglage en testant un fauteuil inclinable dans un magasin, je me suis arrêté au moment ou j’ai senti mon centre de gravité et éprouvé une sensation de flottement.

Inséré dans un environnement spatial, ce prototype d’engin permettrait à huit personnes de s’installer confortablement pour admirer le paysage spatial. 

C’est dans ce contexte que l’on pourrait comparer cette sculpture à un belvédère spatial, une sorte de plateforme qui propose un point de vue de la nature à une hauteur à l’échelle d’un tout.

Les individus installés sur cet engin, face à un paysage spatial s’ouvrent dans un sentiment de contemplation soulignant cet aspect important du romantisme qui est la subjectivité et l’intériorité amenée.
© Rémi Tamburini
acier thermo laqué, néon, plexiglass, système électrique, 80 X 80 X 80 cm
EVA, Extra-vehicular activity
Rémi Tamburini
2020
Sculpture
1k€
5k€
50k€
250k€
1m€
1 000 à 5 000 €
 Demande d'information
Né en 1982 à Ambilly en France, Rémi Tamburini vit et travaille à Bruxelles (Belgique). Diplômé d’un Master « théorie et pratique des arts » à l’Université Aix-Marseille.
 Rémi Tamburini est représenté par la GNF Gallery (Bruxelles). Rémi Tamburini réalise des sculptures ayant pour caractéristiques d’être des prototypes. L’artiste présente ses projets comme étant des inventions puisqu’il entretient un rapport étroit aux sciences expérimentales
scientifiques et aux innovations techniques proches de l’ingénierie.
 Réalisés avec des matériaux de construction du quotidien (dans la veine DIY), ces sculptures-objets formalisent des vaisseaux spatiaux, des sonars high-tech, des émetteurs aquatiques, des turbines motorisées ou encore des robots, et prennent place dans des installations low-tech. Dans cet univers décalé, le design proposé par Remi Tamburini rend hommage à la science(-fiction) et aux utopies perdues (rétro-futurisme). Depuis quelques années, l’artiste développe également un travail autour du son à travers la création de prototypes d’instruments, de sound-system et d’environnements propices à l’écoute. Depuis quelques années, l’artiste développe également un travail autour du son à travers la création de prototypes d’instruments, de sound-system et d’environnements propices à l’écoute.
Manuel Minch
“The inevitable erosion of human activity”
Objets en céramique

Le projet L'érosion inévitable de l'activité humaine aborde les problèmes écologiques, politiques et sociaux contemporains d'un point de vue déraciné des Le projet L'érosion inévitable de l'activité humaine aborde les problèmes écologiques, politiques et sociaux contemporains, d'un point de vue déraciné, par les pratiques de réparation et de préservation menées par les modèles hégémoniques de l'environnementalisme néolibéral.

Divers exemples théoriques et pratiques visent à mettre en doute les récits éco-naïfs, ceux qui suggèrent d'inverser les problèmes de l'anthropocène par des solutions basées sur la logique de l'immédiateté, des intérêts partiels, des politiques de réparation forcée, ou par une accélération réactionnaire.

La production du projet s'inscrit dans un champ social spécifique, assimilé aux marges d'action des sujets occidentaux face à l'imminence d'un point de non-retour provoqué par leur propre pillage de l'environnement.
© Manuel Minch
Vase en céramique cassée et chewing-gum. 42 x 15 x 15cm, 2019.
Kintsugi, after Ai Weiwei
Manuel Minch
2019
1k€
5k€
50k€
250k€
1m€
1 000 à 5 000 €
 Demande d'information
© Manuel Minch
Série Platos rotos, assiette en céramique et colle. 25 x 25 x 5 cm
, 2019.
Plato
Manuel Minch
2019
1k€
5k€
50k€
250k€
1m€
1 000 à 5 000 €
 Demande d'information
© Manuel Minch
Série Platos rotos, assiette en céramique et colle. 25 x 25 x 5 cm

Plato Roto
Manuel Minch
2019
1k€
5k€
50k€
250k€
1m€
1 000 à 5 000 €
 Demande d'information
© Manuel Minch
Sculpture en plâtre et documents graphiques d'Autriche du 20e siècle. 20 x 15 x 6 cm (variable)
.
Le poids de la mémoire
Manuel Minch
2019
1k€
5k€
50k€
250k€
1m€
1 000 à 5 000 €
 Demande d'information
Manuel Minch (Santander, Espagne, 1993) est un artiste et chercheur dont le travail étudie les interrelations et les tensions existantes entre la technologie, la société et les processus naturels. A partir des théories post-capitalistes et de l'art post-Internet, il utilise des installations physiques et en ligne comme domaine principal. Son enquête utilise occasionnellement les pratiques du conservateur, afin d'articuler les récits comme un moyen personnel de développer sa propre recherche artistique. Il est également le fondateur et conservateur d'Internet Moon Gallery (2016 - En cours), une galerie Web dans laquelle, à chaque pleine lune, honorant son nom, ouvre un nouveau projet organisé.

Manuel Minch est titulaire d'un diplôme en beaux-arts de l'Université de Castilla-La Mancha (2011) et d'un Master en recherche sur l'art et le design au Centre universitaire de design et d'art de Barcelone (EINA, Université autonome de Barcelone, 2017). Il a participé à des projets d'exposition notables, notamment ExoGallery (EP7 Paris, 2018), Open Codes (ZKM | Center for Art and Media Karlsruhe, Allemagne 2018), Notes on the Teenternet (Lamosa, Espagne, 2018), Internetamine (Inder_espacio, Santander, Espagne, 2017), Spamm Power Tour (Refrag, Parsons Paris, France, 2017) et Light Lite Coin (Dateline, Denver, États-Unis, 2018). Manuel Minch a également participé à des conférences, résidences et ateliers, dont Estudio_Escritorio (Injuve, Madrid, Espagne, 2017), Web Residencies # 2 (Akademie Schloss Solitude, Allemagne, 2017) et Im / Possible Museum (UCLM, Espagne, 2017). 
Soliman Lopez
« Céleste » 
incarne l'idée de l'unification numérique de différents cieux dans différents endroits du monde. Grâce à une balise équipée du matériel nécessaire pour capturer l'image du ciel en temps réel, le système extrait les couleurs obtenues et les combine dans une nouvelle interface numérique qui peut être visitée sur celeste.solimanlopez.com ou à travers différents types d'installation.

Pendant la nuit dans n'importe quel endroit, le système passe en mode «sommeil», accédant à une base de données d'images de ciel idéal mélangées à des altérations de couleur.
© Soliman Lopez
Balise: sculpture en plastique PLA imprimée en 3D. Mini PC, mini caméra HD. Connexion Wifi SIM. Dôme de protection transparent en plastique, 20 x 20 x 20 cm
Céleste
Soliman Lopez
2017
Cette pièce a voyagé a voyagé à travers le monde et a créé une polémique en Colombie. Cette œuvre a été très active pendant le confinement.
Sculpture
1k€
5k€
50k€
250k€
1m€
5 000 à 50 000 €
 Demande d'information
FramedMemoryCard
FramedMemoryCard correspond à une série ouverte de sculptures uniques, qui deviennent un récépissé d'informations numériques où l'artiste «dépose» plusieurs fichiers sous la structure de la sculpture.

Il s’agit en quelque sorte d’un ensemble d’informations solidement protégé par des matériaux tels que l’aluminium massif.

L'information contenue à l'intérieur des dispositifs de stockage devient une énigme pour le public et seul l'artiste et le futur propriétaire connaissent le contenu qu'il contient.

L'acheteur est libre d'ouvrir la sculpture, comme s'il s'agissait d'un appareil industriel, de révéler l'intérieur et de faire ce qu’il souhaite avec le contenu trouvé.

Les cartes mémoire sont, de fait, l’un des plus petits dispositifs de stockage d’informations sur le marché. Ils sont les celluloïds de notre époque et renferment le terme dur et récurrent de la mémoire.

L’emploi massif de l’aluminium implique un poids élevé et un volume infranchissable, directement adressé au marché de l'art, jouant avec l'acheteur et l'artiste, le fétiche, l'analogique et le numérique et les discours entre espace et temps contenus dans l'intangible numérique.
© Soliman Lopez
Massif anodized aluminium. 8Gb Memory Card, adhesive vynil and laser serigaphy. Memory card has more than 4 Gb of secret information. Weight: 20 kg aprox. Size: 34 x 45 x10 cm
FramedMemoryCard
Soliman Lopez
2015
Massif anodized aluminium. 8Gb Memory Card, adhesive vynil and laser serigaphy. Memory card has more than 4 Gb of secret information. Weight: 20 kg aprox. Size: 34 x 45 x10 cm
Sculpture
1k€
5k€
50k€
250k€
1m€
5 000 à 50 000 €
 Demande d'information
Solimán López (né en 1981 à Burgos, Espagne) est un artiste conceptuel contemporain et historien d'art spécialisé dans l'art numérique et les nouvelles technologies. Artiste engagé, il détourne les outils et les techniques numériques créés à des fins économiques ou politiques autoritaires pour créer des formes physiques ou virtuelles faisant naître une société composite complètement transparente ; Les processus de production sont visibles et se confondent parfois à l'œuvre.Il produit son travail dans le département "Innovation et développement" qu'il dirige au sein de la Escuela Superior de Arte y Tecnología (ESAT) à Valence en Espagne et son studio UAS à Paris.
Pedro Morales
L'artiste Pedro Morales nous présente une impressions 3D qui non seulement restent des dispositifs matériels, mais sont des visites à d'autres réalités visuelles. "Le Scutoïde" est une réflexion sur cette forme qui nous amène à nous désengager et à nous adapter encore et encore à travers des images de réalité augmentée à l'aide d'une application.
© Pedro Morales
Impression 3D (corn base plastique), 30X10X3 cm.
Escutoid serie
Pedro Morales
2020
Sculpture
1k€
5k€
50k€
250k€
1m€
1 000 à 5 000 €
 Demande d'information
Pedro Morales a représenté le Venezuela à la 50e exposition de la Biennale de Venise «La dictature du spectateur» (2003) avec une œuvre emblématique «City Rooms», censurée par le gouvernement de son pays. Il a cependant été consulté (navigué) par des milliers de personnes en ligne. «City Rooms» est un point culminant de sa carrière et un point de repère pour l'art en Amérique Latine du début du XXIe siècle.

Pendant plus de deux décennies, les recherches de Morales sur la beauté inhérente aux formes géométriques ont maintenu une concentration intime, utilisant des objets et des événements ménagers quotidiens comme arrière-plan pour son travail numérique. Il se tourne vers la géométrie fractale pour montrer ses mosaïques, la maison qu'il veut représenter, explorant la beauté des formes géométriques créées dans un but utilitaire.

Pedro Morales a exploré sa vision de l'image dans l'image en utilisant la stéréographie. Son exposition personnelle «Bordados Porno» (Broderies porno, 2007) est le résultat d'années de recherche pour aborder la tridimensionnalité sur le plan à l'aide de formes géométriques. Les codes bidimensionnels, dont la géométrie répond aux instructions, ont été démembrés et remontés avec des fleurs en papier et en cuir et des morceaux de plastique ou de raphia par Morales depuis 2007. Morales expérimente de nouveaux matériaux et techniques, en utilisant des éléments produits par des imprimantes 3D, des imprimantes artisanales open source assemblé par l'artiste lui-même. Compte tenu de la nature même des codes bidimensionnels, l'exploration de leur beauté signifiait également qu'ils étaient capables de reconnaître la technologie et de véhiculer des messages, quelle que soit l'échelle du travail. Cela fournit une connexion intime et très personnelle avec le spectateur, rendue possible par leur conception géométrique et leur accès à la technologie. 

Morales a participé à la Shanghai Art Expo en Chine, lors de l'Exposition universelle de 2010, et a montré son travail dans des expositions collectives et solo à Bogota, Lima, Miami, Madrid et Paris. Son exposition personnelle «De redes y Cadenas» (sur les réseaux et Cadenas), Caracas, 2011 (galerie D'Museo) est une déclaration artistique du phénomène particulier du 21e siècle connu sous le nom de «pan-communication»: tout et tout le monde portant des contenus et des significations dans toutes les combinaisons possibles. Les codes géométriques réalisés avec des plumes et des éléments 3D étaient alors une nouvelle façon de lire le poète lauréat vénézuélien Rafael Cadenas, sans sacrifier l'engagement esthétique.

Trois ans plus tard, il expose son travail stéréographique à Paris et Rouen dans les expositions personnelles «Manuel de Civilité pour les Petites Filles» (Galerie Maelle, Paris) et «Broderies érotiques» (Espace Mezcla. Rouen, France). Il a déménagé à Houston en 2015 et en 2017 a participé à la Biennale: Origins in Geometry au Museum of Geometric and MADI Art de Dallas.
Tomek Jarolim
Lux est une application pour smartphone sans autre but que celui de déplacer les modes d’utilisation — et de perception — de l’image d’un smartphone. pas d’écran à toucher, d’images à agrandir, de carte géographique à retourner, ou de contenu à déchifrer. comme son nom l’indique, Lux permet de considérer l’outil comme une source de lumière. torche numérique pleine de pixels, le téléphone devient un prisme incertain : chaque mouvement éclate la lumière davantage pour mieux déborder de l’écran.

par la lumière, l’application évoque le désir d’une interaction au-delà de l’appareil, avec lequel le spectateur n’est plus qu’un démonstrateur de dispositifs technologiques. certes, les relations hommes/machines se diversifient, il n’en découle pourtant rien d’interactif, au sens le plus noble du terme. on interagit pour déclencher, mais l’on ne produit rien. cette lumière sur un écran mobile, c’est un point d’interrogation rectangulaire d’un vide à remplir, autrement que par des zones cliquables et/ou touchables.

Lux sur Google Play
Lux sur App Store

 
© Tomek Jarolim
Application smartphone, 2010
Lux
Tomek Jarolim
2010
Dans le cadre de Diip/EnsadLab
Avec l’atelier Hypermédia de l’école supérieure d’art d’aix-en-provence.
Tomek Jarolim, né en 1983 à Aix-en-Provence, est un artiste plasticien et designer d'interaction français.
Son travail interroge le statut du regardeur ainsi que le regardable lui-même, à travers une recherche sensible autour de la lumière et la couleur du pixel1. Ses pièces prennent la forme d’images génératives diffusées sur une large palette de dispositifs : écrans, smartphones, vidéoprojections, éditions, performances scéniques, ou directement sur les paupières. 

Sa pratique artistique se concentre sur les différentes manières de donner à voir – ou à ressentir – les limites de la machine et de la perception, en invoquant tantôt l’infiniment grand et l’infiniment petit, tantôt le si loin si poche. Ses travaux s’appuient sur la recherche d’algorithme, ou les phénomènes optiques ou lumineux qui challengent la perception. 

Parallèlement à ses projets personnels, il collabore à des projets tels que Fenêtre Augmentée de Thierry Fournier au Centre Pompidou ou Discontrol Party4 de Samuel Bianchini à la Gaîté Lyrique. En 2011, il signe la création numérique de Ring Saga, un opéra mis en scène par Antoine Gindt d’après L’anneau du Nibelung de Richard Wagner, pour lequel il travaille également sur une « rêverie » intitulée Voyageur à Venise (Wanderer Post-Scriptum). 
Miyo Van Stenis
Day#1096
Ce filtre a été créé au sein de la commission de Zoonosis Project. Créé en 24h ce filtre joue la situation pandémique actuelle, un moyen de scanner le virus en tant que maillage AR. Ce filtre, il ne jamais être en ligne car l'algorithme de Facebook et Instagram a bloqué tout le contenu lié au Covid19. Ce projet comprend des « trackers » manuels et d'avion et masque certains éléments qui est devenu une icône de la pandémie. profitez-en!
© Miyo Van Stenis
Filtre pour Instagram and Facebook
Day#1096
Miyo Van Stenis
2020
Musique: Laurence Nerbonne & Montana preview of the filter (vertical vidéo format).

Day#1096_video_preview