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Henri de Toulouse-Lautrec

Son
histoire

NÉ LE 24 Novembre 1864
TAILLE 1 m42
 

La vie de Henri de Toulouse-Lautrec, de son vrai nom Henri Marie Raymond de Toulouse-Lautrec-Montfa commence par un acte de naissance : "L'an mil huit cent soixante quatre le vingt cinq. du mois de Novembre à deux heures du soir, par devant nous François Xavier Cahuzac adjoint à la mairie d'Albi, remplissant par délégation de Mr. le Maire les fonctions d'officier de l'état civil de la commune d'Albi, chef-lieu. du département du. Tarn, est comparu Mr. le Comte Alphonse Charles Jean Marie de Toulouse Lautrec Montfa, propriétaire, ex-officier de cavalerie, âgé de vingt-six ans, domicilié en son château du Bosc, commune de Camjac, canton de Naucelle (Aveyron) : Lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin né le jour d'hier six heures du matin en la maison des Dalles d'Imbert du Bosc ses grandes-tantes, sise à Albi rue de l'Ecole Mage, où il est en. visite, de lui Déclarant et de Dame Adèle Zoé Marie Marquette Tapié de Celeyran son épouse, sans profession, âgée de vingt-trois ans, domiciliée avec son dit mari en leur Chateau du Bosc, et auquel il a déclaré vouloir donner les prénoms de Henri Marie Raymond. Les dites déclaration et présentation faites en présence de MM. Charles Melchior Louis de Gousse officier au vingt-septième Régiment de ligne âgé de vingt-cinq ans, et Charles Philippe Prospère de Gousse avocat âgé de vingt-quatre ans, domiciliés à Albi et ont le Déclarant et les Témoins signé avec nous le présent acte après lecture faite.

Cte Alph de Toulouse Lautrec
P. de Gousse
Ch. de Gousse
Cahusac

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Né en 1864, Henri de Toulouse-Lautrec descend d'une longue lignée de nobles de la région du Tarn. Ses parents sont cousins germains, ce qui peut largement expliquer les soucis de santé du jeune Henri.
8 ans plus tard, la famille des Toulouse-Lautrec s'installe à Paris rue Boissy-d'Anglas. C'est alors l'occasion pour Henri d'entrer au Lycée Condorcet où il renforcera des liens indéfectibles avec Maurice Joyant (1864-1930) qui deviendra le légataire de son oeuvre.

Les années comprises entre 1874 et 1879 seront les années charnières de son existence. Revenu à Albi dans la demeure familiale, le jeune Henri y reçoit un enseignement privé organisé par sa mère.Henri est jusqu'alors un enfant normal dont rien ne trahit encore les soucis de santé. Il aime alors la chasse et les promenades à cheval. Deux chutes décisives en décideront autrement. Les os d'Henri se brisent comme du verre. Il restera estropié pour le restant de son existence.

Grâce à l'intervention d'un ami qui réussit à convaincre ses parents, Henri obtient l'autorisation de venir à Paris étudier la peinture dans l'atelier de Bonnat. Pour plaider en sa faveur, Henri peut alors montrer le conte Cocotte de son ami Etienne Devismes, mais aussi le Cahier de zigzags qui rassemble, durant un été qu'il passe à Nice, ses impressions de voyages et d'hôtels.

1883. Henri de Toulouse-Lautrec rentre dans l'Atelier Cormon et y fait la connaissance du milieu artistique en devenir. Emile Bernard devient un proche, tout comme Vincent Van Gogh. L'année suivante, il installe son propre atelier à Montmartre, quartier d'effervescence artistique mais aussi de tous les rires et de toutes les débauches nocturnes : cafés, théâtres, cabarets, maisons closes et alcool deviennent son quotidien. C'est au Mirliton qu'il fait la connaissance du chansonnier réaliste à succès Aristide Bruant. Propriétaire des lieux, il lui sert de guide dans le monde de la nuit. C'est dans ces mêmes lieux qu'il organisera ses premières expositions, composées de toute cette faune qui s'agite autour de lui. Tous ces personnages croustillants, Jane Avril, Valentin-le-Désossé et les hommes qui viennent s'oublier à l'Elysée Montmartre ou au Moulin Rouge deviendront ses principaux sujets d'inspiration. Jane Avril, Valentin le Désossé et la Goulue y règnent en maître. Cette proximité d'Henri avec ce microcosme lui permettra d'entamer une carrière de publicitaire. Henri produira ainsi plus de 337 estampes dont celle de La Goulue, danseuse de cancan qui, tous les soirs, attise les hommes en montant sur les tables des cabarets.

1893. Après avoir séjourné dans les maisons closes de Montmartre, et décoré les salons où il s'est installé, Henri trouve un temps d'apaisement en s'installant chez sa mère, rue de Douai à Paris. C'est alors le temps des collaborations avec les journaux, ,XXXX pour lesquels il produit des illustrations.
Les années qui suivent seront aussi le moment des voyages, en Belgique où il a déjà participé au Salon des XX mais aussi en Hollande, en Angleterre, en Espagne et un peu partout en France.

1897. Henri de Toulouse Lautrec prend possession d'un nouvel atelier au 15 rue Frauchot à Paris. Entre deux voyages, il s'enfonce un peu plus dans l'alcool jusqu'à son placement en cure de désintoxication entre février et mai 1899. De nouveau à l'air libre, il reprend ses voyages avec la vitesse de l'éclair pour le Havre, Bordeaux, Paris, travaillant intensément à chaque étape de ses pérégrinations.

Fatigué, à bout de souffle, Henri trouve de nouveau refuge auprès de sa mère durant l'été 1901 au château de Malromé. C'est là qu'il s'éteint le 9 septembre 1901 à 37 ans seulement, donnant lieu à un nouvel acte officiel, non plus celui de sa naissance mais de la succession de ses oeuvres pour leur entrée à la postérité...

"Nous, soussignés, Adèle Zoé Marie Marquette Tapié de Celeyran, épouse assistée et autorisée de Mr. le Comte de Toulouse Lautrec, avec lequel elle demeure de droit, mais demeurant actuellement rue d'Aguesseau, et Mr. le Comte de Toulouse Lautrec (Monfa Alphonse Charles Jean Marie) tant en mon nom personnel que pour assister et autoriser Madame la Comtesse de Toulouse Lautrec, mon épouse, demeurant au château du Bosc (Aveyron)
- "Agissant comme seuls héritiers et représentants de notre fils défunt"
Donnons par les présentes Pouvoir à Monsieur Maurice Joyant, Editeur, demeurant à Paris, 24, Bd. des Capucines, d'enlever et de placer dans tel lieu qu'il lui conviendra, tous les tableaux, toiles, esquisses, dessins, appartenant à feu notre fils Henry de Toulouse Lautrec et se trouvant dans son atelier de l'avenue Frochot que partout ailleurs, faire dresser l'inventaire descriptif des dites oeuvres par telle personne de son choix, les faire assurer s'il y a lieu, faire face à tous frais nécessités par les dites opérations, promettant aveu et ratification.

Fait à Malromé

le 14 octobre mil neuf cent un, et à Albi Tarn le 21 Octobre mil neuf cent un,
Bon pour pouvoir et autorisation maritale
Albi le 21 octobre 01
Bon pour Pouvoir
Comtesse A. de Toulouse Lautrec née Tapié de Celeyran
A. de Toulouse Lautrec-Monfa.