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Eska Kayser

Son
histoire

DISTINCTIONS 1961 : 1er Prix Lefranc, 1963 : Grand Prix de Rome de peinture, 1964 : prix Othon Friesz 1965 : prix du Dôme, prix de Barbizon 1994 : grand prix de la ville de Thionville, prix Hermès
 

KAYSER (Eska), artiste peintre, vit et travaille à Paris (Ec. FR.)

Bénézit : "Élève de l'École des Beaux Arts de Nancy puis de Paris, elle obtint l'un des prix Lefranc en 1961 puis le Grand Prix de Rome en 1963.
Elle fut rapidement en possession de son langage propre, expression violemment déformée de la réalité. Raymond Charmet en dit "les têtes se dédoublent, les membres se multiplient dans une tension éperdue entre les contradictions déchirantes de l'existence : l'élan et le repli, le silence et le cri, l'effondrement et la conquête convulsive. Tour à tour surgissent les bondissements de l'enfance, l'accablement et la joie de la maternité, l'ambiguïté du couple et le mystère de la mort.
Elle a figuré dans plusieurs groupe à Paris."

◉ Sa créativité, vivace, se nourrit de toutes les matières et de tous les supports, avec une prédilection pour la toile de lin brute. Longtemps privée d'atelier, en 2020, (pandémie oblige), elle s'est emparée du plus inattendu d'entre eux : la pellicule photosensible ! Le résultat est stupéfiant...

◉ Grande lectrice, Eska aime et aurait pu écrire : « …je ne sais pas ce que je vois. Je n’ai pas à savoir qu’il y a deux yeux à peu près pareils et un nez. Si je le sais je ne peins plus. Je n’identifie pas les objets que je peins, l’identité surgit toute seule de la forme et de la couleur. Largement le fruit du hasard et de la rencontre en terrain neutre, sur la toile. C’est pourquoi il faut d’abord se faire les yeux : impossible de peindre après avoir travaillé à l’ordinateur. Un œil de peintre n’est pas un œil de ménagère ni de philosophe. C’est un œil qui voit et n’a pas défini ce qu’il voyait. Il faut prendre le temps long de se désengorger l’œil, de le rincer. On regarde les formes et les couleurs et ça fait un visage, ça fait un pot. » Barbara CASSIN, le Bonheur, sa dent douce à la mort, p.16

◉ Dans le secret de l'atelier, Eska Kayser me révèle le fonctionnement de son cortex visuel : il lui suffit d'un stimulus pour créer une forme. Ainsi, dans un vulgaire papier piétiné sur un trottoir mouillé, elle voit des visages. "Hasard de tache" qui la hante jusqu'à la réalisation d'un dessin. (Anne STEINBERG)

©eska-kayser-2020, hasard de tache

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