Pol Chambost

BIOGRAPHIEPol Chambost


A l'aune des Trente Glorieuses, dans une France en reconstruction, l'objet devenant roi, il comprend cette nécessité à répondre aux envies et besoins croissants de cette nouvelle société qui aspire à décorer l'intérieur de la maison.

 

Homme de goût, un tantinet dandy, immergé dans la vie parisienne trépidante du Montparnasse des années 40, Pol Chambost participe à la reprise des Foires de Paris, du salon des Arts  Ménagers ou des expositions (SAD) aux côtés des décorateurs (Pouchol, Adnet, Guiguichon, Gueden...) avec ce point d’orgue en 1949, l’exposition « Formes Utiles, objets de notre temps » au Musée des Arts Décoratifs de Paris. Sa position, au sein de la Chambre Syndicale des Céramistes de l’Ile de France et ses relations dans le monde de l’art et de la décoration en font un acteur majeur dans sa discipline, la céramique.

Il conçoit alors autant des pièces uniques, que des produits de consommation, mais toujours porté par une quête esthétique novatrice qui doit outrepasser une fonction.

 

Cette biographie, établie s’appuie sur le témoignage de Andrée Renoux-Fleckenstein, nièce de l’artiste, qui le seconda pendant cinq ans à la Poterie d’Ivry et sur la biographie rédigée par le couple Chambost pour la conférence de 1962, à Villamblard.

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22 Novembre 1906 : naissance de Hippolyte Joseph Marie dit Pol, à St Etienne, au clapier, Maison Pichon,d’un père sculpteur, Jean Philibert Chambost, et d’une mère artiste-peintre, Louise Jeanne Joséphine Couturaud. 
Outre la peinture, sa mère, élève de Pierre-Eugène Montezin, donne aussi des cours de dessin à Lyon et à St Etienne. Elle fait également de la retouche photographique. 
Son père dirige une entreprise de sculpture dans le bâtiment qui emploie une dizaine de compagnons.

 

 

1909 : arrivée de la famille Chambost à Ivry sur Seine. 
N’ayant plus beaucoup de débouchés dans la sculpture à cause de l’arrivée du béton dans l’architecture contemporaine, Jean-Philibert quitte la région lyonnaise pour reprendre une entreprise de marbrerie qui périclite et située en face du cimetière d’Ivry.

 

Ses parents poussent le jeune Hippolyte à suivre les cours d’une école d’Art.
Il découvre très jeune la sculpture, le dessin et la peinture mais aussi la photographie et le tennis.

 

1923-1927 : formation à l’Ecole des Arts Appliqués à l’industrie au 11, rue Dupetit-Thouars dans le quartier du Marais à Paris qui est née de la fusion des écoles Bernard Palissy et Germain Pilon. Il en sort avec un diplôme d’Ingénieur d’Art, spécialité sculpteur sur pierre.

 

 

 

Les Zarza. Ecole des Arts appliqués à l'industrie. L'atelier de sculpture. c.1924.
Les Zarza. Ecole des Arts appliqués à l'industrie. L'atelier de sculpture. c.1923-1

 

Ouverte en Janvier 1923, cette école et sa section céramique en particulier, témoigne des efforts de la ville de Paris à faire la promotion des arts appliqués. L’école, qui sélectionne les candidats sur le dessin, l’histoire…,  forme à la fois des compositeurs de modèles et des praticiens exécutants. Les douze ateliers ou sections vont tous collaborer largement à l’œuvre commune de l’Exposition Universelle de 1925.


L’atelier de dessin d’ameublement et d’architecture intérieure fournit tous les plans de la cour-jardin pendant que les pylônes sculptés, les bustes, les animaux et les motifs en staff ou en pierre dure sont dus à l’atelier de sculpture décorative.

 

Cette Ecole des Arts Appliqués est la seule à posséder l’installation d’enseignement céramique, la plus moderne d’Europe, va, malgré sa jeunesse, faire un gros effort et prouver combien elle a su tirer parti de la générosité de la ville de Paris à son égard : un grand panneau, des fontaines, des vasques dans la cour-jardin, plus de cent cinquante pièces décorées entièrement fabriquées à l’Ecole, vont justifier les meilleurs espoirs dans ses jeunes talents. 


Lors de cette exposition de 1925, la section céramique de l’Ecole anime une boutique sous l’appellation « Au Potier du Temple ». Elle fait face à la boutique du « Bibelot d’Art de Paris » de l’Ecole Elisa-Lemonnier.  Cette boutique de présentation-fabrication de céramique, animée par M. Chabrier et « ses garçons », présente au public des modèles en plâtre, des moules, des pièces moulées ou tournées, des pièces terminées. Les élèves travaillent également devant le public à graver ou à peindre sur cru. C’est ainsi que, lors de la visite du Président de la République, Marcel Guillot et Pierre Fouquet, alors occupés à calibrer une assiette, vont malencontreusement éclabousser de barbotine toute l’assistance y compris le président.

La formation de Pol Chambost se fait à la section sculpture avec, entre autre, Robert Wlérick comme professeur de sculpture et le barbu Chabrier comme professeur de moulage. La sculpture sur pierre dure se faisant sous la direction des professeurs Jouant et Nicot.


Les études en dessin sont alors communes aux dessinateurs-décorateurs et aux sculpteurs.

Dans la même promotion se trouvent Louis Leygue, futur Prix de Rome de sculpture et futur directeur des Beaux-Arts de Paris, Raymond Peynet, à la section publicité, devenu célèbre avec ses « amoureux », Alain Cuny, par ailleurs doué pour faire « tourner les tables » et un certain Louis Coin talentueux également mais qui se dirigera ensuite vers la médecine.


Dans la même promotion, mais à la section céramique, se trouvent alors Marcel Guillot, Pierre Fouquet et Jean Lasserre. Tous seront de grands amis : Guillot sera l’éternel compagnon de la Chambre Syndicale et du Salon des Ateliers d’Arts. Fouquet et Lasserre collaboreront de près ou de loin à la Poterie d’Ivry sur Seine, le 1er ponctuellement certains week-end pour apporter son aide lors de l’émaillage et de l’enfournement, le 2ème plus précisément comme salarié au tout début de l’activité céramique de l’atelier d’Ivry.

 

1925 : pour l’Exposition Universelle, Pol Chambost se voit confier, en tant que sculpteur sur pierre, le modelage de la porte du Pavillon des Galeries Lafayette, ainsi que celui du Pavillon des Architectes Diplômés. Ces travaux se font en collaboration avec le décorateur Maurice Dufresne et le maître-verrier Gréber.

A cette époque, le jeune Paul Pouchol travaille sous la direction du même Dufresne, aux Ateliers de la Maîtrise.

 

Vers 1927-1928 : il effectue son service militaire. Le jeune militaire-photographe se voit confier les missions de repérages aériens et de relevés topographiques.

 

1928-1932 : Pol Chambost travaille plusieurs années avec son père à la marbrerie, située en face du cimetière situé en haut d’Ivry sur Seine. La journée est occupée avec la masse et le burin à graver des pierres tombales ou sculpter des stèles.


En parallèle, il suit, à Paris, les cours du soir de l’Ecole des Arts Décoratifs.

En partie sur les conseils de son père et parce que les débouchés en sculpture se font rares, faute de crédits et en raison de l’avènement du béton, il s’oriente vers la céramique.

 

1932 : Pol Chambost fait réellement ses premiers pas dans la céramique.
Il se lance dans l’art funéraire, devenu un nouveau débouché, complémentaire des pierres tombales fabriquées par l’atelier de son père et des couronnes de fleurs fabriquées par sa sœur et son beau-frère. Stèles, Christs, crucifix, cornets, plaques, fleurs et couronnes…

 

1932-1936 : parallèlement aux articles funéraires il développe une production  culinaire : services de table, assiettes, plats, ramequins, coupes, dessous de plats… 
Tous ces articles sont alors cuits dans un four à gazogène (au grain de charbon).
Il fréquente, l’atelier de gravure de son cousin Jean Frélaut.

 

Vers 1934-1936 : l’entreprise Chambost expose à la Foire de Paris un nouveau procédé de fabrication des monuments funéraires : le Graniteco. Le fronton de la marbrerie annonce : « les premiers monuments funéraires d’art moderne ». Pol était alors le « styliste » de la maison, créateur et dessinateur des dessins et modèles funéraires. L’entreprise livre et installe des monuments dans toute la France.

 

Décembre 1935 : tournant dans la production céramique. L’artiste se dote d’un moyen de fabrication révolutionnaire pour l’époque.
Importation et installation d’un four électrique, Autrichien, à plus grande capacité. C’est le premier four électrique en France d’une telle capacité pour la céramique.


Ce four d’une contenance de 3m3 est constitué d’une grande « cloche » mobile, montée sur rail, qui vient coiffer une des deux soles au choix. La montée-descente de la cloche est assurée par un système palan. Le système de double sole permet de gagner du temps : la mise en place des pièces sur une sole peut se faire pendant le refroidissement du premier four.

 

20 Novembre 1936 : Pol Chambost est inscrit au registre des Métiers, pour fabriquer des objets en faïence, sous l’appellation Céramia. Le formulaire indique une exploitation du fonds artisanal débuté en 1933.

 

1936-1939 : production de céramique culinaire et de céramique décorative (coupes et raviers sur plateaux en bois, services à café, à thé …).


C’est à cette époque qu’il embauche son ami Jean Lasserre. A la même période, Pierre Fouquet vient régulièrement le week-end pour prêter main forte à l’émaillage et à l’enfournement. 


Il est également solidement secondé par sa sœur Anne pour la partie comptabilité-gestion.
Sa passion de la pêche le lie d’amitié au couple Balbaud qui lui rend souvent visite. Alors que René est un céramiste célèbre pour ses trompe-l’œil de poissons (truites, brochets…) son épouse pratique le modelage et exécute des personnages, des bustes…

 

1939 : médaille de bronze au Salon des Artistes Français, section des Arts Appliqués.
L’artiste s’adjoint les services d’un représentant, M. Jules Houry, situé rue de Paradis. A cette époque les affaires de la marbrerie et de la céramique marchent plutôt bien et l’artiste roule dans une belle Renault « Novaquatre » décapotable.


A la déclaration de guerre Pol Chambost est en vacances sur la Côte d’Azur. Il rentre à Paris pour la mobilisation et part pour le front.

 

11 Juin 1940 : au Fort de la Pompelle, il est gravement blessé sous une pluie d’obus de 75. Son comportement au front lui vaut une citation devant le régiment.


Opéré au dos de plusieurs éclats il s’en sort miraculeusement et est rapatrié-sanitaire à La Rochebeaucourt, en Dordogne. Il retrouve là, par hasard, Mme Desmaison, son ancienne institutrice d’Ivry qui habitait l’Isle. Elle le prend en charge pendant quelques jours et lui permet de rejoindre par le train sa famille retirée en Bretagne. Il séjourne quelques temps à l’hôpital de Vannes où il est ré-opéré et soigné alors par une de ses cousines Armelle Frélaut, la fille du graveur. Il reste plusieurs mois en convalescence en Bretagne auprès de ses proches retirés à l’Armor Baden.

 

Entre temps l’atelier continue de fonctionner avec Jean Lasserre et Jean Vernière.

 

Eté 1941 : retour à Paris, il reprend son activité de céramiste à l’atelier d’Ivry.
Célibataire, l’artiste habite un studio dans le quartier Montparnasse, au 32 bis rue du Cotentin, dans le même immeuble que Pierre Roulot, plus jeune (né en 1917) et libéré de captivité cette même année. Ils sympathisent pour une amitié durable.

 

Septembre 1941 : sous l’occupation et en compagnie de M. Pillivuyt, porcelainier à Vierzon, il est chargé, par le Comité de Paris, d’organiser la section des Artisans d’Art au sein de la Foire de Lyon.

 

Fin 1941 : Médaille d’argent au Salon des Artistes Français, section des Arts Appliqués (14 pièces présentées, vases et céramiques).


Il est épaulé par cinq salariés. Fabrication de faïences utilitaires ( tête à tête, raviers, coupes, mortiers, arts de la table…), de faïences décoratives (pots à tabac, bonbonnières, vases, caches-pot…), de luminaires (vasques, appliques…), et de trompe-l’œil de poissons (brochet ou truites sur socle de verre…). Le plus souvent la production se fait par tournage. Il fabrique aussi des boutons en céramique, la nacre se faisant rare. Il réalise des services de table pour Jean Luce.


Cette année-là, commence probablement une collaboration étroite entre Colette Gueden et Pol Chambost. Commercialement l’artiste est déjà en relation avec les Grands Magasins comme Le Bon Marché, Les Galeries Lafayette ou Le Printemps.

 

1942 : médaille d’or au Salon des Artistes Français, section des Arts Appliqués. Il sera ensuite classé hors concours.


Salon des Artistes Décorateurs (vases et coupes).

 

Juillet 1942 : il souscrit à la Société Coopérative des Industries et Métiers d’Art.

 

1942 ou 1943 : c’est la rencontre avec Paul Pouchol, alors artiste peintre et décorateur, collaborant avec la Compagnie des Arts Français. Cet artiste aux multiples facettes vient d’ouvrir, sous l’impulsion de Jacques Adnet et de son ami Jacques Lenoble, un atelier de céramique rue Armand Moisan, située entre Montparnasse et St Germain des Prés et qu’il animera avec des artistes tels que Marianne Clouzot, Denise Picard ou Le poète Lanza Del Vasto.

 

22 octobre 1943 : voyage à Vassy, dans le Calvados avec Louise-Edmée Chevallier.

 

Novembre 1943 : adhère au Groupement Artisanal Professionnel régional des céramistes, émanation de la Chambre de Métiers de la Seine.

 

1944 : médaille d’argent du grand prix de l’Ile de France au Concours Régional de l’Artisanat Français au Musée Galliéra.

Après la libération Georges Jouve rentre à Paris: « c’est l’époque d’une intéressante collaboration et d’échanges avec Pouchol et Pol Chambost »…(Renée Moutard-Uldry). Alors présent pour la première fois au Salon de l’Imagerie, Pierre Roulot nous relate sa rencontre avec Georges Jouve qui expose alors son autel acheté par l’Etat pour la Chapelle de Port-Bail. Par la suite, en ami, il travaillera quelques fois pour lui en tant que tourneur.

De nombreux artistes viennent également à l’atelier d’Ivry pour collaborer sur des oeuvres communes, pour échanger ou pour cuire des pièces volumineuses. Ainsi les céramistes Pouchol, Jouve ou encore Louise-Edmée Chevalier, Andrée Rouvel ou Florence Palanchon et Annie Van Den Berg.

Pol Chambost fréquente également l’atelier de peinture de Paul Pouchol au 13, rue du Dragon et le restaurant chez Blaizac situé en face, ce lieu d’agapes, les mercredi midi, où se retrouvent justement des créateurs de mobilier, céramistes, décorateurs ou amateurs d’art tels que J.Adnet, G.Jouve, J.Lesage, A.Noll, P.Marrot, G.Dambrine, P.Chadourne, R.Bréant, P.Frachon…

 

Il fréquente également Luc Lanel ou encore le lapidaire Roger Quinet.

 

Novembre 1945 : arrivée à l’atelier d’Ivry, du Lyonnais Georges Gondouy comme tourneur.

 

A partir de 1946 : Pol Chambost prend un représentant, René Clique, chargé de trouver des marchés pour les cendriers publicitaires. Se diversifier est important pour stabiliser la production et l’effectif des salariés. Des marques de renom vont faire appel à l’atelier d’Ivry pour cette production : Dop-L’Oréal, Cinzano, Clause, La Télémécanique, Simca, Dubonnet, Montesquiou…

 

Août 1946 : achat de l’étang de Germigny, dans l’Yonne. Dès lors Germiny sera un lieu de rendez-vous, le week-end, pour de mémorables parties de pêche. 

 

24 octobre 1946 : plan d’agrandissement de 30m2 de plus pour l’atelier qui fait déjà 300m2.
Il s’engage dans son action au sein de la Chambre Syndicale des Céramistes d’Art de France.

 

28 mars 1947 : Vernissage de l’exposition Beyer au Pavillon de Marsan, Musée des arts décoratifs avec Louise Edmée Chevallier.

 

1947 : médaille à l’exposition L’Oréal Loisir.
 

1948 : Foire de Paris.
A cette époque et pendant plusieurs années, il participe au Salon des Arts Ménagers.

 

Février 1949 : arrivée de Pierre Roulot comme salarié. Excellent dessinateur, modeleur et tourneur, il va seconder son ami pendant 8 mois.

 

Mars 1949 : Expose au 18ème Salon des Arts Ménagers au grand Palais, “le Foyer d’Aujourd’hui” présenté par la fédération des Métiers d’Art.

 

Mai-Août 1949 : Salon de l’Imagerie (plat, coupes, gobelets, pichets).

 

19-26 septembre 1949 : 1er salon des  Céramistes d’Art de France, place de la République à paris.

 

Octobre 1949 : départ de Pierre Roulot. Il entre comme professeur à l’école des Arts Appliqués à l’industrie, grâce aux relations d’amitié qui unissent Pol Chambost à M. Fressinet, alors directeur de l’Ecole.

 

Décembre 1949-février 1950 : Pol Chambost expose lors de « Formes Utiles-Objets de notre temps » organisée par l’UCAD et l’UAM.

 

23 février-19 mars 1950 : Expose au 19ème Salon des Arts Ménagers, au Grand Palais. Vitrine 3, salle de la céramique “le Foyer d’Aujourd’hui”.

 

1er mars 1950 : diner du Berry au Salon des Arts Ménagers, où il se rend en compagnie d’Irène Grillet qui lui dédicace son menu.

 

8 Juillet 1950 : l’atelier s’agrandit de 200m2
Une salle d’exposition permanente est mise en place. Cette nouvelle organisation permet alors de traiter en direct avec la clientèle nationale et internationale.

 

22 septembre-2 octobre 1950 : 2ème Salon des Céramistes d’Art de France, Maison de la Chimie, rue St Dominique.
Production des premiers modèles de feuilles. Il créera 27 modèles au fil des ans.

 

Octobre-Novembre 1950 : participation à la Petite Foire Primavera Création 50 sous la direction de Mlle Colette Gueden.

 

1950 : collaboration avec Paul Pouchol et le décorateur Dominique pour la Compagnie Générale Transatlantique : une grande fontaine pour le Paquebot « Liberté ». 

 

Décembre 1950 : arrivée d’Andrée Renoux, la nièce de l’artiste, à la direction de l’atelier. Il y a sept salariés dans l’entreprise.
 

Elle organise la production et les expositions et elle assure le secrétariat.

Grâce à ce soutien et les salons aidant, Pol Chambost se sépare de son représentant, M. Jules Houry.

 

Des années 50 aux années 70, Pol Chambost effectue plusieurs voyages de découverte en Norvège (1954), en Espagne, en ex-Yougoslavie… . Tous ces voyages sont motivés par sa passion pour la pêche à la mouche.

 

22 septembre-03 octobre 1951 : 3ème salon des Céramistes d’Art de France c’est à dire le 1er Salon Commercial des Ateliers d’Art.

 

Automne 1951 : participe à la petite foire Primavera Fantaisies 51.

 

15-24 Mars 1952 : 2ème Salon Commercial et Professionnel des Ateliers d’Art. C’est la première session de Printemps.

 

Mai 1952 : arrivée des deux frères Cloutier (coulage, retouches et enfournement) pour trois ans.

 

Septembre 1952 : arrivée de Klaus Schultze comme tourneur, pour trois ans.
Exposition et ventes régulières à La Crémaillère.

 

? Septembre 1952 : 2ème Salon Commercial et Professionnel des Ateliers d’art, session d’Automne.

 

Automne 1952 : participe à la petite foire Primavera.

 

19 septembre-1er Octobre 1953 : 3ème Salon Commercial et Professionnel des Ateliers d’art, session d’automne.

 

Automne 1953 : participe à la petite Foire Primavera Plein Air.

 

Du 6 au 15 mars 1954 : 4ème Salon Commercial et Professionnel des Ateliers d’art, session de printemps
Voyage de pêche et de découverte avec Irène Grillet-Munier en Norvège au volant de la Studbacker. 

 

25 septembre-4 octobre 1954 : 9ème Salon Commercial et Professionnel des Ateliers d’art.

 

Automne 1954 : participe à la petite Foire Primavera Campagne, Pique-Nique.

 

5-14 mars 1955 : 10ème Salon Commercial et Professionnel des Ateliers d’art.

 

24 septembre-3 octobre 1955 : 11ème Salon Commercial et Professionnel des Ateliers d’art.

 

Automne 1955 : participe à la petite Foire PrimaveraiAu hasard des Boutiques.

 

3-12 mars 1956 : 12ème Salon Commercial et Professionnel des Ateliers d’art

 

10 Mars 1956 : dépôt à la SPADEM de différents modèles bambou (service à orangeade, gobelets, coquetier, cendrier) ainsi que du plat coquillage référencé 1042.

 

21 mars-21 avril 1956 : participe à la petite Foire Primavera Au carrefour des roulottes.

 

07 mai 1956 : mariage avec Irène Elisa Grillet-Munier, à Paris 14ème. 
 

09 Juillet 1956 : projet d’agrandissement de l’atelier de 120m2. Non réalisé.

 

15-24 septembre 1956 : 13ème Salon Commercial et Professionnel des Ateliers d’art.

 

09 octobre 1956 : dépôt à la SPADEM d’un nouveau modèle d’émaillage en trompe l’œil de nacre pouvant être réalisé en toutes teintes.

 

9-18 mars 1957 : 14ème Salon Commercial et Professionnel des Ateliers d’art.

 

21 mars 1957 : enregistrement à Paris de la création de la « SARL Poterie Pol Chambost », société à responsabilité limitée et au capital de 40 000 fr. La société a pour objet la fabrication et la vente de céramiques en France et à l’étranger. La raison et la signature sociales sont : « Poterie Pol Chambost ».

Mars 1957 : participe à la petite Foire Primavera Rivages.

 

26 Mars 1957 : naissance de son fils Philippe, Paul, Marcel.

 

14-23 septembre 1957 : 15ème Salon Commercial et Professionnel des Ateliers d’art.

 

03 octobre 1957 : dépôt à la SPADEM de six modèles bambou (caches-pot, boîtes, porte-parapluie…).

 

1958 : médaille de bronze à l’Exposition Universelle de Bruxelles dans la section Artistique du Pavillon Français.

 

8-17 Mars 1958 : 16ème Salon Commercial et Professionnel des Ateliers d’art.

 

Mars 1958 : participe à la petite Foire Primavera La Clé des champs.

 

13-22 septembre 1958 : 17ème Salon Commercial et Professionnel des Ateliers d’art.

 

1958 : membre du jury pour l’attribution du diplôme de fin d’études à l’Ecole des Arts Appliqués à l’industrie.

 

21 février-2 mars 1959 : 18ème Salon Commercial et Professionnel des Ateliers d’art, à la Porte de Versailles.

 

Mars 1959 : participe à la petite Foire Primavera Féérie et il expose "Nationale des Beaux-Arts".

 

12-21 septembre 1959 : 19ème Salon Commercial et Professionnel des Ateliers d’art.

 

30 janvier-8 février 1960 : 20ème Salon Commercial et Professionnel des Ateliers d’art.

 

Mars 1960 : participe à la petite Foire Primavera Printemps tricolore.

 

10-19 septembre 1960 : 21ème Salon Commercial et Professionnel des Ateliers d’art.

 

12 Septembre 1960 : dépôt à la SPADEM d’un nouveau modèle d’émaillage en trompe l’œil de marbre sur poteries décoratives et tous revêtements céramiques exécutés en toutes couleurs, aspect mat, semi-mat et brillant.

 

21-30 janvier 1961 : 22ème Salon Commercial et Professionnel des Ateliers d’art.

 

25 janvier 1961 : il quitte le poste "Membre du bureau de la Chambre syndicale des Céramistes d'art de France" après 15 ans d'engagement.

 

Mars 1961 : participe à la petite Foire Primavera La Grèce.

 

11-18 septembre 1961 : 23ème Salon Commercial et Professionnel des Ateliers d’art.

 

1962 : séjour en Dordogne et conférence sur la céramique à Villamblard. Il y rencontre Abel Coustillas, potier traditionnel du Périgord.

 

21-29 janvier 1962 : 24ème Salon Commercial et Professionnel des Ateliers d’art.

 

Mars 1962 : participe à la petite Foire Primavera Pirateries.

 

9-17 Septembre 1962 : 25ème Salon Commercial et Professionnel des Ateliers d’art.

 

20-28 janvier 1963 : 26ème Salon Commercial et Professionnel des Ateliers d’art.

 

Mars 1963 : participe à la petite Foire Primavera Galop de Printemps.

 

1er Mai 1963 : disparition de son grand ami, Paul Pouchol, décorateur, peintre et céramiste émérite.

 

8-16 septembre 1963 : 27ème Salon Commercial et Professionnel des Ateliers d’art.

 

Octobre 1963 : expose au « Salon des Arts du Feu » de Douai organisé par le Centre National d’Etude et de Diffusion des Techniques Educatives.

 

19-27 Janvier 1964 : 28ème Salon Commercial et Professionnel des Ateliers d’art.

 

Mars 1964 : participe à la petite Foire Primavera Rendez-vous des amateurs.
disparition d’un autre grand ami de la terre, Georges Jouve.
Exposition de céramiques à Cuba.

 

14-22 juin 1964 : 29ème Salon Commercial et Professionnel des Ateliers d’art.

 

Mars 1965 : dernière participation à la Petite Foire Primavera Pêle-Mêle sous la direction artistique de Colette Gueden.

 

17-25 janvier 1965 : 30ème Salon Commercial et Professionnel des Ateliers d’art.

 

20-28 juin 1965 : 31ème Salon Commercial et Professionnel des Ateliers d’art.

 

Juillet 1965 : Pol et Irène Chambost quittent Paris pour la Dordogne.
Décès de Jean-Philibert Chambost, le père de l’artiste.


30 Septembre 1965 : dissolution de la SARL Poterie Pol Chambost.

 

De janvier 1966 à septembre 1981 : Bien qu'il soit installé en Dordogne, il participe chaque année au Salon des Ateliers d'art de la Porte de Versailles.

 

27 Mai au 10 Juin 1971 : expose au Salon des Arts de Mussidan.

 

Juillet-Août 1971 : expose au 1er salon des beaux-arts du château de Puyguilhem.

 

07 Septembre 1971 : médaille d’argent de la ville de Paris décernée par M. Bernard Lafay, secrétaire d’Etat au développement industriel et scientifique.

 

Mai 1972 : expose au « Salon des arts » de Mussidan.

 

1972 : exposition « trente huit artisans d’Aquitaine » à St Emilion.
Exposition Internationale de Munich.

 

Juin 1973 : expose au 7ème Salon des Arts de Mussidan, en compagnie de deux amis, le décorateur sur porcelaine Louis Robert Mallet et l’architecte aquarelliste René Bréant.

 

21 Janvier 1974 : dépôt à la SPADEM des six modèles d’œufs. 

 

Juin 1975 : expose au 8ème Salon des Arts de Mussidan, en compagnie du céramiste sur plaques de lave, Paul Corriger.

 

Septembre-octobre 1975 : exposition « Trente huit artisans d’Aquitaine » à St Emilion.

 

1977 : exposition « Trente huit artisans d’Aquitaine » à St Emilion.

 

Mai-juin 1977 : expose au « Salon des arts » de Mussidan.

 

Septembre-octobre 1978 : exposition « Trente huit artisans d’Aquitaine » à St Emilion.

 

7 Janvier 1983 : Décès de Pol Chambost à Périgueux.

 

17 juillet 1999 : Décès d’Irene Chambost à Périgueux.

 

2003 : Don par la famille Chambost, d’un service nacré violet (un plat réf 1042, quatre assiettes réf 1025, une assiette réf 2025), au Musée des Arts décoratifs, Paris.

 

Eté 2003 : Coquillages et crustacés de la plage à la table, Exposition au Musée Maritime de l’Ile Tatihou, Saint-Vaast-la-Hougue.

 

7 juin au 30 août 2004 : Exposition Design’ 50, Musée de Royan.

 

Septembre 2006 : Exposition Pol Chambost, Sculpteur-Céramiste 1906-1983,  à la galerie Thomas Fritsch-Artrium, Paris.

 

Du 2 juillet au 3 septembre 2016 : exposition au Château de Nontron. PEMA, Pol Chambost, sculpteur, céramiste, designer 1906-1983.

 

Du 8 avril au 29 septembre 2018 : exposition au Musée de la Poterie méditerranéenne. Saint-Quentin-la-Poterie.