nature embodied Daniel Boursin
Dates : Dimanche 10 novembre 2013 - Dimanche 1 décembre 2013
Vernissage : Vernissage sam 9 nov 2013, 19:00
Adresse : galerie Padi , au bourg, Caubon Saint-Sauveur, 47120 Caubon Saint-Sauveur
galerie Padi
au bourg, Caubon Saint-Sauveur
47120 Caubon Saint-Sauveur
France
Description, horaires...
Nature embodied, Nature incarnée
Un projet de Laure Neumann et Daniel Boursin
« ... la nature originelle doit être exaltée comme une hygiène de la perception, un oxygène mental, un naturalisme intégral, gigantesque, catalyseur et accélérateur de nos facultés, de sentir, de penser et d'agir... » [1]
Pierre Restany, 1978

Laure Neumann crée en volume et dans l'espace, Daniel Boursin travaille en deux dimensions. D'origine urbaine et de culture cosmopolite, ils partagent une vision rapprochée de la nature. Ce projet, qui invite à une conversion du regard, suppose d’autres façons de considérer le rapport que l’homme entretient à la nature. Leurs travaux formalisent l’idée qu’en nous contenant, la nature nous observe et nous dévoile.
Le Manifeste du Rio Negro de Pierre Restany, rédigé en pleine forêt, rappelle les questions que le monde de l’art de la fin des années 1970 se posait déjà sur son existence et sa fonction dans une dimension planétaire. Alors que s’affirme aujourd’hui l’art extra-occidental qu’en est-il aujourd’hui dans nos sociétés post-industrielles du rapport nature-culture ?
Au delà des références anatomiques, botaniques ou cinématographiques, les pièces présentées ici donnent la préférence aux messages sensoriels et émotionnels que transmet le corps. L’oeuvre « 2000 âmes–4 mains » réalisée en commun par les deux artistes pour l’exposition nous projette dans une histoire du vivant ; entre nos vies d’aujourd’hui, nos liens aux ancêtres et les premiers temps de notre univers. Si l’art a servi de tout temps à figurer par la transcendance ce qui nous dépasse, quelle pertinence donner au mythe dans l’art contemporain d’aujourd’hui ?
De quelle essence est notre propre nature ? Quels liens avons-nous encore avec les grands mythes fondateurs ? Que reste-il en nous de ceux qui nous ont précédé ? Qu’évoque le rapprochement composé d’un tryptique photographique de Daniel Boursin et d’une pièce de bois sculptée de Laure Neumann ? S’agit-il de passages, des cycles de la vie ? Chrysalide ou dernière demeure ? Fin du parcours ou genèse ?
Cette proposition conjuguant deux approches, les fait converser. Confrontation entre deux pratiques artistiques, cette invitation à se relier s’adresse à nos potentialités en sommeil.
[1] Extrait du « manifeste du Rio Négro » écrit en 1978 par Pierre Restany, ce texte interroge le rapport nature-culture, à la lumière des cultures marginales en quête de leur propre identité.