Vendredi 12 Avril 2019 0:04 Europe/Paris | Actualisé : 12 Avril 2019 17:15

Urban Art Fair 2019 : une affaire qui marche

Urban Art Fair 2019 : une affaire qui marche
Maxime Drouet, Later it will be art.
Les stands de Paris Art Fair à peine évacués de la nef du Grand Palais, c'est autour de l'Urban Art Fair de s'installer à Paris pour squatter le Carreau du Temple. Il est 5 heures, Paris s'éveille et nous rappelle la vitalité du Street Art en France...

17 h : la 4e édition de Urban Art Fair se prépare à ouvrir ses portes tandis que quelques happy fews sont déjà à l'intérieur pour une preview. Dehors, la foule se presse, impatiente de pénétrer à son tour le Carreau du Temple pour découvrir les 32 galeries qui alimentent l'événement. Parmi les galeries habituées de ce rendez-vous annuel, parfois depuis l'origine de la foire, on recense Artistik Rezo Galerie, la galerie Avenue des Arts, les galeries Bartoux, les galeries Lélia Mordoch et Brugier-Rigail, mais aussi, comme l'an dernier, 11 nouveaux venus parmi lesquels la galerie londonnienne Nelly Duff, la galerie Wunderkammern de Rome et Milan, les parisiennes Ground Effect et 193 Gallery ou encore les galeries At Down de Montpellier et ArtCan de Marseille. Au total, ce ne sont pas moins de 200 artistes qui sont exposés dans les allées du Carreau du Temple. Succès garanti et tour d'horizon des artistes les plus en vue, des plus anciens aux jeunes pousses qui assurent déjà la relève du Street Art de demain.
Miss Tick
On ne présente plus cette artiste dont les images et les slogans poétiques ornent les murs de nos villes depuis la fin des années 80. Féministe et représentée par la Galerie Lélia Mordoch, connue pour son implication dans l'art cinétique, elle réunit sous les yeux du public un ensemble de pièces qui jouent avec les codes de la presse et notamment du Figaro.
Speedy Graphito
Représenté par la galerie marseillaise Art Five, Speedy Graphito est des artistes les plus approchés et convoités des stands. Et pour cause ! Speedy Graphito appartient aux plus anciens artistes du Street Art et assure le lien entre Figuration Libre et Street Art. Issu du milieu rock, il a participé aux toutes premières expositions du genre, notamment à Bondy avec les VLP le long du canal de l'Ourcq en 1985. Depuis, son travail a considérablement évolué et lui permet de proposer des oeuvres où le monde végétal et urbain s'entrecroisent, créant une confusion entre nature et urbanité.
 
© OAM
Portrait de Speedy Graphito
Zenoy
Valeur évidemment confirmée que celle de Zenoy, présenté chez Ange Basso. Né en 1974, Zenoy marque depuis 1988. Trains, bus et murs ont longtemps été ses terrains de jeu préférés. S'il s'adonne aujourd'hui à une expression picturale qui tient de l'archéologie. A partir de fragments du mur de Nanterre, qu'il peint, brise et incise, il montre à la fois les strates successives à l'origine de la composition du mur et tisse un lien avec l'histoire collective du Street Art.
© OAM
Zenoy, Fragment du mur de Nanterre.
Bebar
Affichant un peu plus de 20 ans, Bebar est un artiste reconnu de l'univers des crews. Véritable touche-à-tout, il peint et tatoue avec tout autant de plaisir qu'il réalise des incursions dans le monde des marques. Ses collaborations avec Nike et Citadium font de lui une étoile montante du street art. Un avenir que la galerie Ground Effect a su saisir au vol...
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