Marchand d’art

La profession de marchand d’art naît à Florence et Bruges au XVe siècle, dans le sillage de l’apparition d’un autre acteur du marché de l’Art : le collectionneur. A cette époque, l’action du marchand d’art se concentre principalement sur son rôle de régulateur contractuel entre l’acquéreur d’une part et l’artiste d’autre part.

Il faut attendre le 19e siècle pour voir la profession prendre sa pleine mesure, s’organiser et commencer à se structurer. Au 19e siècle, les deux archétypes du marchand d’art nous sont proposés par Emile Zola dans l’Oeuvre, à travers les personnages de Malgras et Naudet. Malgras appartient à une ère pré-capitaliste ; Naudet, déjà, à celle de la spéculation.

A la célébrité des Durand-Ruel, Henry Khanweiler et Ambroise Vollard, Georges et Daniel Wildenstien, Viennent s’ajouter après guerre les noms de Guildo Caputo, Emmanuel David, René Drouin, Paul Faccheti, Louise Leiris, Pierre Loeb, Aimé Maeght, Raymond Nasenta, Jean Pollac, Denise René,etc. Autant de marchands qui vont assurer un nouveau regard sur l’Art et populariser l’art de leur temps.

L’activité de marchand d’art suppose généralement d’investir un lieu. Il peut s’agir d’une galerie d’art ou d’un appartement privé, l’appartement privé permettant de mettre en place une scénographie qui ressembler à l’intérieur d’un collectionneur.Le galeriste y reçoit sa clientèle et assure la promotion et la commercialisation du travail des artistes qu’il représente en organisant des expositions temporaires. Servant de pendant à l’exposition temporaire, un fonds d’oeuvres de l’artiste peut également être constitué pour alimenter une exposition permanente.

Il arrive fréquemment qu'un marchand d’art se livre également à des activités de courtage.